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Stress / burn-out / sommeil

La mécanique du stress et ses effets sur l’organisme

par Cosy Naturelles
Femme assise dans l'herbe détendue

PAR MARINE DODET NATUROPATHE, FORMATRICE, CONFÉRENCIÈRE 

Le stress est une notion omniprésente aujourd’hui, et il est de plus en plus rare de ne pas entendre quotidiennement des exclamations du type : « je suis stressé.e » ou encore « je n’en peux plus ! ». Car le stress est en effet partout : il nous envahit à mesure que l’on s’impose les contraintes d’une société occidentale qui court… en permanence. Car il faut toujours être au top : dans sa vie professionnelle, familiale, amoureuse, sportive… Sans temps de réelles pauses, ressourçantes et revitalisantes. 

Le stress est un processus naturel ! 

Pourtant, le stress n’est pas une maladie ! C’est une réaction naturelle mise en place par l’organisme pour maintenir son équilibre interne (la fameuse homéostasie) face à un facteur de stress, autrement dit la situation qui altère notre équilibre biologique. 

Un stress modéré ou aigu ponctuel et régulé entraine donc des réactions d’adaptation efficaces de l’organisme qui lui assurent performance et survie. Héritées de nos ancêtres, ces réactions de défense correspondent à la libération par le cerveau primitif d’adrénaline puis de corticostéroïdes qui vont augmenter la disponibilité sanguine en glucose et en oxygène. Mieux alimentée, nos cellules musculaires nous permettent alors de fuir, de lutter (ou de s’immobiliser) face au danger. Celui-ci une fois écarté, les niveaux sanguins d’adrénaline et de cortisol reviennent peu à peu à la normal, le cortisol aidant en parallèle à la récupération corporelle.

Mais aujourd’hui, les facteurs de stress ont évolué, passant de dangers purement physiques à une nette prédominance des facteurs sociaux. Les principales sources de stress actuelles incluent toutes les modifications inattendues de l’environnement (changement de température, bruit, accident…), les facteurs chimiques (modifications hormonales et/ou des apports alimentaires, infections…) et les facteurs psychiques, les plus fréquents (décès, divorce, perte d’emploi, mariage, retraite, conflit, hyper- connectivité…).

Chez l’humain moderne, le stress est un héritage qui n’est donc plus adapté à nos conditions de vie, car les facteurs de stress, de ponctuels sont devenus chroniques, et les réactions standards (fuite ou lutte) ne sont souvent pas possibles (inhibition de l’action). 

Le stress chronique est délétère 

Le stress chronique est le véritable ennemi de notre santé, physique comme mentale. Notre organisme dépassé ne s’adapte plus à notre environnement et le cortisol est sécrété en quantité pendant de longues périodes. Ses conséquences sont importantes et touchent tous les systèmes : déficit immunitaire, douleurs chroniques, accélération du vieillissement (on meurt plus vite !), problèmes psychiatriques et maladies neurodégénératives, troubles du sommeil, aggravation de pathologies, maladies cardiovasculaires… Les déficits micronutritionnels (vitamines, minéraux et oligoéléments), nombreux également dans nos sociétés, participent à cette sensibilité accrue au stress, alors que celui-ci puise fortement dans ces réserves.

Le cercle vicieux qui s’installe nécessite donc, pour être rompu, au moins un réglage alimentaire qui favorise  une alimentation riche en micronutriments et souvent une complémentation adaptée et ciblée (demandez conseils à votre thérapeute). Associées à une réforme indispensable de l’hygiène de vie en général (changements de rythmes personnels, de vision…), ces mesures visent à éviter l’épuisement de l’organisme (burn-out, dépression) pour au contraire acquérir les ressources nécessaires à une vie riche de sens, où le stress y est à sa place, ponctuel et stimulant… mais pas plus !

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