La cystite est un trouble urinaire qui atteint essentiellement les femmes. Déséquilibre acido-basique, baisse du système immunitaire ou encore mauvaises habitudes alimentaires sont les pistes à explorer pour prévenir et traiter la cystite. Des solutions naturelles existent pour retrouver une bonne santé.

Texte : Valentina Brulet – Naturopathe

Les signes

Les infections de l’appareil urinaire tendent à affecter davantage les femmes que les hommes, en raison de leurs différences d’anatomie. Chez la femme, les signes sont connus : miction fréquente, brûlures urinaires, douleurs dans le bas ventre, en particulier après la miction. Ces symptômes désagréables sont causés par l’irritation et l’infection, provoquées principalement par les bactéries Escherichia Coli.

Il est important de ne pas sous-estimer ce type d’infection, dont la répétition peut, dans certains cas, entraîner des lésions rénales. L’infection urinaire est souvent limitée à la vessie, mais peut être plus grave si elle remonte jusqu’aux reins, entraînant alors une pyélonéphrite. Par conséquent, si le problème persiste au-delà de trois jours malgré le recours à la phytothérapie, il est important de consulter un médecin.

Un déséquilibre acido basique

L’urine permet à l’organisme d’éliminer une partie de ses déchets. Elle est naturellement acide mais peut s’avérer l’être encore plus lorsque les tissus sont très acidifiés. Attention donc à tout ce qui peut aggraver l’équilibre acido-basique : produits laitiers, café, sucre ou encore manque d’exercice physique et mauvaise gestion du stress.

Pour tamponner l’acidification, le corps a besoin de tous les minéraux et oligo-éléments nécessaires. Dans ce cas, le plasma marin peut s’avérer très utile pour permettre une régénération organique, une rééquilibration de l’apport minéral et une recharge en oligo-éléments sous leur forme naturelle.

Entre trouble immunitaire et digestif

La digestion est souvent en lien avec la problématique de cystite. Les voies urinaires et digestives, étant proches, une contamination bactérienne peut se faire entre les deux. Il est donc important, en faisant sa toilette et en s’essuyant, de faire le geste d’avant en arrière et pas l’inverse.

Par ailleurs, par la congestion de la zone, la constipation peut compresser la vessie et entraîner une inflammation. Le recours aux plantes bénéfiques de la digestion peut être nécessaire pour favoriser un meilleur transit. Outre la digestion, les causes de cette infection féminine sont notamment l’immunité affaiblie, les carences nutritionnelles et les règles, mais aussi le stress, l’excès d’excitants, la consommation insuffisante d’eau et les rapports sexuels.

L’importance de l’eau

Les reins sont des filtres qui permettent de nettoyer le sang, d’éliminer les déchets de digestion des protéines et d’équilibrer la quantité d’eau dans le corps. Ils ont besoin d’eau pour bien fonctionner.

Moins vous buvez et plus l’urine est acide, concentrée et donc irritante pour la vessie. La meilleure prévention des cystites est donc de boire beaucoup, ce qui évite la stase, facteur favorisant l’infection. Beaucoup d’eau, d’infusions, de jus de canneberge…

Diminuer la consommation des sucres

Il convient d’avoir une alimentation hypotoxique et riche en fibres végétales pour maintenir un équilibre acidobasique le plus stable possible. Éliminer les aliments qui créent l’acidité, comme les céréales et sucres raffinés, les viandes et charcuteries, les excitants et les boissons gazeuses, mais également les fruits ou légumes acides.

De bonnes habitudes alimentaires sont essentielles pour en venir à bout : augmenter la ration de légumes crus et cuits, de fruits de saison, diminuer les aliments qui contiennent du sucre et des protéines acidifiantes (viande, fromage, crustacés…).

L’aide de la phytothérapie

Différentes plantes agissent sur le système urinaire. La canneberge, grande plante antibactérienne, permet de prévenir les infections, notamment à E. coli, la bactérie la plus courante. En infusion, on utilisera en priorité des plantes antibactériennes et diurétiques comme la bruyère et la busserole.

On pourra également ajouter à ce mélange la vergerette du Canada et la feuille de bouleau pour leurs propriétés antiinfectieuses et diurétiques ainsi que la prêle et la reine des prés pour leur action anti-inflammatoire et analgésique. Pour prévenir les récidives, il est important de bien surveiller et soutenir le transit intestinal. Certaines plantes, telles que la figue et le tamarin, améliorent la digestion et diminuent les risques de constipation.

 

 

 

 

Quelques conseils pratiques

 

Pour prévenir l’apparition d’une infection urinaire ou sortir de la chronicité, il y a des astuces simples à mettre en place, le but étant de rééquilibrer la flore intestinale.

Outre avoir une alimentation hypotoxique et boire suffisamment d’eau, il est recommandé de pratiquer de l’exercice physique régulier, aller régulièrement aux toilettes, éviter de se retenir et aller régulièrement à la selle. Enfin, il est déconseillé de porter des pantalons trop serrés ou des sous-vêtements de matière synthétique car ils favorisent la transpiration, l’irritation et donc le développement de germes.