Texte : Frédérique Laurent – Naturopathe, conférencière et auteure. Première femme française du marathon Grand Slam Club

Les bursites

Une bursite est une inflammation d’une bourse séreuse. Les bourses séreuses sont des poches remplies de liquide, situées autour des articulations, entre les tendons et les os. Elles protègent les tendons et les muscles dont elles facilitent le glissement sur les os.

La bursite est différente de l’arthrite, la première siégeant à l’extérieur de l’articulation alors que la seconde est un changement à l’intérieur de l’articulation. La bursite se manifeste essentiellement par une douleur dans la région de l’articulation, qui s’accompagne généralement de rougeur, de raideur, de sensibilité et de gonflement. Cette douleur est le plus souvent aggravée par les mouvements inhabituels ou l’élongation des muscles de l’articulation.

Les bursites épisodiques légères qui ne sont pas provoquées par des bactéries sont généralement traitées au moyen d’un repos, d’une attelle, d’une poche de glace ou d’une prise de plantes antidouleur ou antiinflammatoires. Pour celles qui sont provoquées par des bactéries, le recours à l’antibiothérapie est obligatoire (médicamenteuse ou huile essentielle).

Les tendinites

Une tendinite est une affection très douloureuse et handicapante d’un tendon. Au niveau du bras, de l’épaule, du genou ou du talon, les tendinites peuvent être provoquées par des causes mécaniques, infectieuses et alimentaires. Les soins varient selon le facteur déclenchant.

La tendinite du tendon d’Achille est la plus connue mais celle du bras et celle de l’épaule sont aussi très fréquentes chez les sportifs. Le lien entre l’alimentation et les tendinites n’est plus à faire. Les principales causes alimentaires rencontrées sont : une hydratation insuffisante, un taux sanguin élevé d’acide urique, les allergènes ainsi que certains habitants indésirables des intestins (Candida albicans).

La tendinite se manifeste par une douleur au niveau des tendons abîmés. Selon l’importance de l’atteinte, cette douleur peut se manifester au début de l’exercice puis disparaître à l’échauffement, ou seulement après quelques minutes d’exercice ou encore, si elle est à un stade avancé, elle peut provoquer des élancements même au repos. Parfois, l’on constate également une inflammation, voire une enflure et une mobilité réduite. Les symptômes de la tendinite sont avant tout des douleurs souvent très vives qui apparaissent lors de certains mouvements ainsi qu’une peau rouge, chaude et oedématiée à l’endroit où l’inflammation est située, une douleur survenant lors de la palpation de la zone située en regard de l’insertion du muscle sur l’os, zone où est situé le tendon.

Les pubalgies

La pubalgie est une affection douloureuse du pubis (symphyse pubienne) et des muscles ou tendons avoisinants. Elle recouvre plusieurs affections : l’ostéoarthropathie pubienne, la tendinite des adducteurs, la pathologie pariétale abdominale.

La pubalgie se développe lorsqu’il y a un surmenage sportif entraînant des microtraumatismes répétés ou des contraintes trop importantes au niveau des différents muscles impliqués : les abdominaux, les adducteurs et le psoas. Les premiers symptômes d’une pubalgie sont des douleurs abdominales ou des douleurs au niveau des adducteurs. Vous souffrez vraisemblablement d’une pubalgie si les douleurs sont apparues progressivement, vous avez mal dans la région inguinale au-dessus ou en dessous du pubis ou la douleur irradie vers les adducteurs.

Petite caractéristique : elle est plus importante à froid et s’atténue à l’effort. Avant toute chose, il faut éliminer la douleur, pour cela, le repos, la phytothérapie et l’hydrologie sont vos alliées.

  • La reine-des-prés. En teinture mère, 1 cuillère à café diluée dans un petit verre d’eau, 3 fois par jour. Contre-indications : personnes allergiques à l’aspirine, asthmatiques, femmes enceintes ou allaitantes.
  • La violette. Passez au pilon des feuilles et des fleurs de violette, de quoi obtenir environ 3 cuillères à soupe de jus pressé et mélangez-le à 1 cuillère à soupe d’extrait lipidique d’arnica ou de calendula. Massez la zone enflée avec cette mixture matin et soir 10 jours environ.

Pour soulager l’inflammation

L’hydrologie par l’action combinée du chaud et du froid.

Pour soulager l’inflammation et la douleur,  refroidissez l’articulation en enveloppant une poche de glace dans une serviette et appliquez-la 10 minutes sur la zone concernée. Renouvelez l’opération plusieurs fois par jour. Après 3 jours de traitement par le froid, remplacez par un traitement par le chaud, la chaleur augmente la circulation sanguine vers le point douloureux et accélère la guérison. Pour cela, utilisez une bouillotte remplie de noyaux de cerises, idéale pour prendre la forme des articulations.

L’harpagophytum.

La prise est d’un minimum de 3 semaines et jusqu’à nette amélioration, voire disparition totale, des symptômes, c’est-à-dire durant 2 à 3 mois environ. La dose efficace est de 300 à 400 mg par jour d’extrait sec de racine titré à 3,6 % d’harpagosides, soit 3 à 4 g de poudre de plante totale. À prendre de préférence au cours des repas.

Contre-indications : son emploi est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, en cas de calculs biliaires et lors de traitement par anticoagulant oral ou de troubles cardiovasculaires.

Pour accélérer la réparation

L’harpagophytum est souvent associé à l’ortie feuilles (silice d’ortie) pour les tendinites.

La dose recommandée sur une période 1 à 2 mois est de 60 à 90 ml/jour. Ce dosage permet de favoriser les capacités de régénération de la zone lésée. La prise est de 2 à 3 fois par jour à jeun le matin ou 15 minutes avant les repas.

Les principaux aliments à éviter pour accélérer la réparation : alcool, café, thé noir, sodas, orange, pamplemousse, prune, asperge, artichaut, chou de Bruxelles, cresson, rhubarbe, tomate, oignon, viande rouge, viande grasse, fromage gras, charcuterie, assaisonnements acides (vinaigre, moutarde, câpres, mayonnaise, ketchup), cacahuète, noix, bonbons, miel, boissons sucrées, sucre, chocolat, eaux minérales acides, particulièrement le Perrier…

Le cataplasme à l’argile verte.

Préparation la plus complète : mélangez 2 gouttes d’HE de gaulthérie couchée, 1 goutte d’HE d’hélichryse italienne, 1 goutte d’HE de romarin camphré, 1 goutte d’HE de menthe poivrée, 2 gouttes d’HE d’eucalyptus citronné, 10 gouttes d’extrait lipidique d’arnica et 10 gouttes d’extrait lipidique de millepertuis. Appliquez le mélange 6 à 8 fois par jour, au niveau de la zone douloureuse mais sans raviver la douleur. L’alternance doit durer 1 semaine avec les huiles essentielles et 1 semaine de plus, uniquement avec l’argile verte.

Et surtout pour éviter les blessures, n’oubliez pas « l’adage » qui va piano, va sano, va lontana !