PETITE HISTOIRE D’UN REMÈDE OUBLIÉ

Injustement écarté de la scène médicale pendant de nombreuses années, l’argent colloïdal est un remède ancestral que les thérapies naturelles redécouvrent peu à peu. Retour sur cet antibiotique mystérieux qui n’a pas fini de nous étonner…

Texte : Alexandra Charton – Fondatrice de Nouv’elle nature

Un remède sur le retour

« L’argent est notre meilleure arme contre les microbes » : c’est en ces termes élogieux que le Dr Harry Margraf, intervenant à l’université de Washington, qualifie l’utilisation de l’argent colloïdal dans le traitement des infections.

Dans l’antiquité grecque, on constate déjà que stocker ses liquides dans des récipients en argent permet d’en conserver durablement les saveurs et vertus. Évincé dans les années 40 avec l’apparition des antibiotiques de synthèse, son action germicide et bactéricide lui vaut pourtant un large spectre d’action sur la quasi-totalité des inflammations existantes. La résistance de l’organisme à certains antibiotiques chimiques soulève un intérêt nouveau pour ce complément alimentaire ancestral qui a toujours fait ses preuves.

Au début du 20ème siècle, le Dr alsacien Albert Schweitzer établit une disparition des pathogènes dans l’eau quand celle-ci est traitée avec des particules d’argent. D’autres recherches définissent enfin que l’argent colloïdal serait efficace dans le traitement de près de 650 pathologies.

Un antibiotique prometteur

La résistance de l’organisme aux antibiotiques de synthèse est un fait qui est de plus en plus courant. On assiste à ce problème notamment dans les milieux hospitaliers, où certains médecins sont obligés d’utiliser des antibiotiques très anciens et relativement agressifs pour l’organisme. Rien qu’aux Etats-Unis et en France, les infections nosocomiales responsables de décès ont tendance à s’accroître toujours plus (entre 10 000 et 20 000 morts par an dans nos frontières).

Les antibiotiques chimiques présentent également l’inconvénient de détruire la flore intestinale et d’affaiblir considérablement l’immunité. Entre interactions médicamenteuses et effets secondaires lourds, les instances publiques sont dans l’obligation de rappeler le caractère non anodin de prise d’antibiotiques chimiques répétée. L’argent colloïdal, en plus d’être capable de détruire 650 germes ne s’attaque pas aux tissus sains. Même le célèbre et tant redouté staphylocoque doré perdrait de sa virulence à son contact.

Une arme contre les épidémies

L’argent colloïdal est une suspension de particules d’argent dans de l’eau pure. L’argent est déjà présent dans notre organisme en petite quantité et fait partie des précieux oligoéléments qui maintiennent notre équilibre de santé. Présent sous forme de trace dans certains aliments, la pauvreté de nos sols nous prive de certains de ces bons nutriments dont fait partie l’argent.

L’argent colloïdal est surtout remarquable par son absence de toxicité et son action sur un large spectre de maladies. En France, sa consommation orale est strictement interdite bien qu’aucun effet nocif sur la santé n’ait pu être noté. Le naturopathe Didier le bail soulève même qu’il faudrait prendre près de sept cuillères à café par jour pendant 70 ans pour observer des effets indésirables. C’est pourtant bien en hiver, période sensible aux épidémies, que l’argent colloïdal saura se montrer le plus efficace. Qu’importe la posologie choisie, optez toujours pour un flacon d’argent en verre maintenu à l’abri de la lumière. On veillera également à utiliser l’argent avec une cuillère en bois ou en plastique seulement puisque le contact du métal annule ses effets thérapeutique.

Pour aller plus loin

– Perros Jeanne, L’argent colloïdal, un remède en or

– Guy Trédaniel Editions

L’Argent Colloïdal, une alternative aux antibiotiques. Livre de Jean-Patrick Bonnardel.