Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins (cardiopathies coronariennes, maladies cérébro-vasculaires, artériopathies périphériques, thromboses veineuses…).

Elles représentent la principale cause de décès dans le monde, avec 31% de la mortalité mondiale totale.

On estime que 49 millions de personnes vivent actuellement avec l’une au moins de ces maladies dans la seule Union Européenne.

 

 

A quoi sert le cholestérol ?

Avant de revenir sur l’importance, ou non, du cholestérol dans la genèse de ces maladies, intéressons-nous à ses rôles.

Ce stéroïde est essentiel au fonctionnement normal de toutes les cellules animales.

Il constitue un élément fondamental pour la structure, la fluidité et le fonctionnement intégré de toutes les membranes cellulaires.

Le cholestérol est également le précurseur de plusieurs autres molécules : la vitamine D, les hormones stéroïdiennes (cortisol, aldostérone, androgènes surrénaliens…) et les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes et progestérone).

C’est également un constituant des sels biliaires, indispensables à la digestion des lipides et des graisses et à l’assimilation des vitamines liposolubles A, D, E et K.

Bref, le cholestérol occupe de multiples rôles dans l’organisme, tous indispensables à son bon fonctionnement.

Il n’est donc pas étonnant que sa concentration sanguine soit naturellement régulée par l’organisme : lorsque l’alimentation apporte du cholestérol en quantité, le foie en produit moins, et inversement.

En moyenne, 75% du cholestérol sanguin est produit par le foie et les cellules elles-mêmes et 25% sont apportés par l’alimentation.

Des preuves récentes suggèrent que l’apport alimentaire en cholestérol n’influe que très peu sur sa concentration sanguine.

Un coupable désigné et un débat animé

Cet article n’a pas pour objectif de retracer ici tous les arguments des tenants de la « théorie du cholestérol » et de leurs opposants.

Sachez cependant que les études les plus récentes semblent indiquer que le cholestérol est bien un facteur de risque des maladies cardiovasculaires, mais n’en est aucunement la cause.

De plus, il semblerait que des taux élevés de HDL- cholestérol seraient bien plus intéressants pour la prévention des maladies cardiovasculaires que de chercher systématiquement à diminuer le taux du LDL- cholestérol (évidemment, hors cas particulier de l’hypercholestérolémie familiale).

Enfin, des taux plus élevés de cholestérol totaux chez les personnes âgées participent également à la prévention des maladies neurodégénératives et notamment la maladie de Parkinson.

Le problème des médicaments anticholestérol

Les fibrates et les statines sont les médicaments anticholestérol les plus prescrits depuis plus de 20 ans.

Et ces médicaments sont tout à fait efficaces pour diminuer le taux de LDL- cholestérol !

En revanche, ils présentent deux grands inconvénients : aucune étude indépendante de l’industrie pharmaceutique n’a permis de montrer leur efficacité pour diminuer le taux de mortalité lié aux maladies cardiovasculaires et leurs effets secondaires sont bien documentés et nombreux.

Pourtant, d’autres approches ont, au contraire, montré leur intérêt dans la prévention et la prise en charge des maladies cardiovasculaires, sans aucun effet secondaire… et avec de nombreux effets positifs !

Comment se protéger naturellement des maladies cardiovasculaires ?

De nombreuses études ont ainsi prouvé l’efficacité des changements d’hygiène de vie.

Trois facteurs sortent du lot :

  • arrêter de fumer,
  • adopter une alimentation de type méditerranéenne et,
  • pratiquer une activité physique régulière.

Les caractéristiques du régime méditerranéen sont une teneur élevée en fruits frais et en légumes (particulièrement verts et à racine), la présence de céréales complètes et de poissons gras (riches en acides gras de la famille des omégas 3), une faible teneur en viande rouge, peu de produits laitiers (et plutôt de chèvre et de brebis) et une abondance de graisses sous la forme d’huiles (d’olive, de colza et de lin) et de noix.

Outre des effets remarquables sur les maladies cardiovasculaires, le régime méditerranéen a également montré des effets bénéfiques dans une multitude de maladies chroniques : cancer, obésité, syndrome métabolique, diabète, asthme, maladies auto-immunes, stéatose hépatique non alcoolique, maladie intestinale inflammatoire, santé cognitive et démences…

Il semblerait que le mécanisme sous-jacent à ces résultats remarquables soit la diminution de l’inflammation chronique, sans doute le facteur commun le plus redoutable de l’ensemble de ces pathologies.

Plutôt que de prendre des médicaments à vie, non sans risques pour votre santé, prenez donc soin de celle-ci en soignant votre assiette !

 

Texte : Marine Dodet – Naturopathe scientifique, formatrice et conférencière