Depuis plus de 50 ans, la gemmothérapie utilise les bourgeons frais et les jeunes pousses d’arbres préparés par macération dans un mélange d’eau, de glycérine et d’alcool. 

par Philippe ANDRIANE,
Président de la Fédération Européenne d’herboristerie (www.feh.be)
et de l’Association Internationale de Gemmothérapie (A.I.G)

Les bourgeons frais et les jeunes pousses d’arbres arrivent au secours de notre santé. Mais attention à la qualité des produits proposés à la vente…

Créée par le docteur Pol Henry dans les années 60, la gemmothérapie est basée sur les données d’associations des plantes entres elles et de la biologie sanguine du malade (analyse des protéines du sérum, tests de floculation,etc).

Ainsi, la succession des stades de végétation, dans le temps et dans l’espace, présente une analogie inverse aux divers états pathologiques de la maladie. On ne guérit pas réellement en profondeur sans respecter cette notion d’évolution. Les plantes liées à chaque stade de cette évolution forestière, décrite par l’analyse phytosociologique seront donc prescrites au patient en fonction des stades analogues correspondant au niveau protéique caractéristique de chaque état pathologique. Ainsi, pour neutraliser une inflammation caractérisée par une augmentation des alpha-globuline (famille de protéine), des bourgeons spécifiques vont faire baisser ce taux d’alpha-globuline et rétablir l’équilibre sanguin.

Choisir ses bourgeons

La gemmothérapie existe maintenant sous forme de complément alimentaire (macérat glycériné concentré), mais de grandes différences de qualité existent au niveau des produits commerciaux, en raison notamment de la difficulté de bien récolter le bourgeon au bon moment, de méthodes de préparations variables (dilution). Par son travail de recherche, l’association Internationale de gemmothérapie a mis au point des normes analytiques disponibles en matière de macérat glycériné.

La plupart des bourgeons renferment des polyphénols (antioxydants), identifiables par chromatographie liquide (méthode séparative) haute performance couplée à un spectroscope de masse (HPLC-MS). Il est ainsi possible de dresser la carte d’identité des bourgeons en fixant les doses minimums des molécules traceurs qui les caractérisent.

Plusieurs bourgeons présentent une activité anti-bactérienne en raison de substances antiseptiques protectrices qui les empêchent d’être attaqués par des micro-organismes.

La mesure de leur pouvoir antibiotique naturel s’effectue in vitro par la méthode des gemmogrammes sur des souches pathogènes telles que Escherichia coli, Staphyloccoque doré, Candida albicans.

Ainsi, lorsque le bourgeon est bien récolté et que le macérat glycériné est correctement préparé, sa bio-activité est maintenue et les principes actifs seront présents aux doses définies par l’A.I.G. (l’Association Internationale de Gemmothérapie) de sorte que le consomm«acteur» puisse faire la différence entre les qualités proposées commercialement.

L’action scientifique des bourgeons

Ces normes permettent en outre d’expliquer scientifiquement l’action des bourgeons. Ainsi, dans le bourgeon de cassis, la présence de quercétine permet d’expliquer son action sur la protection du foie et ses conséquences indésirables.

En effet, des chercheurs démontrent que la présence de quercétine (Cui 2013) et d’acide gallique (Kanai 1998) exercent un effet protecteur sur le foie de souris intoxiqué par le tétrachlorure de carbone.

En 2012, Sangai avait aussi démontré également cet effet protecteur du foie de la quercétine dans l’intoxication de souris par le bisphénol A.

D’autres antioxydants telle la rutine renforcent cette action de proctection du foie ; il en va de même avec la présence de l’acide férulique, de l’acide gallique et de l’isoquercétine qui exercent une action chémoprotectrice, notamment vis-à-vis du lindane ou d’autres agents chimiques toxiques.

Ce rôle de détoxifiant sanguin (rappellons que le foie constitue la «station d’épuration» du sang) concerne également le métabolisme de l’alcool que la présence de naringénine permet d’expliquer.

Ces propriétés anti-toxiques étaient déjà mentionnées empiriquement dans un traité du cassis datant de 1724 : «Nous avons parmi nous un antidote souverain et un préservatif certain contre une infinité de maladies…» et sont confirmées par les travaux du Dr. Pol Henry, fondateur de la gemmothérapie, qui considère le cassis comme un «draineur vrai» exerçant à faible dose une action régulatrice au niveau cellulaire sans effets secondaires défavorables.

On comprend mieux pourquoi la gemmothérapie accorde au bourgeon de cassis la vertu de neutraliser les effets secondaires de la chimiothérapie et ceux des médicaments ! Ce nouvel aspect analytique des substances présentes dans les bourgeons, combiné avec celui, plus traditionnel, de phytosociologie et de biologie sanguine, permet de crédibiliser scientifiquement la gemmothérapie auprès du monde médical officiel. Une très bonne nouvelle…

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Association Internationale de Gemmothérapie
28 Bihain B-6690 VIELSALM
www.feh.be
info@feh.be

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