Fatigue chronique, dépression, immunité dans les chaussettes… Un manque de fer peut être en cause.
En France, 25 % des femmes seraient en carence de fer avant la ménopause, un état qui touche très peu les hommes.
Mais à quoi sert cet oligo-élément et comment combler un manque éventuel ? Quelques éléments de physiologie et de nutrition pour avoir tout bon cet hiver.

 

« Je me sens fatiguée, je fais de l’anémie, mon médecin m’a donné du fer en gélules… »

Dans nos esprits (et dans celui de nombreux médecins), anémie rime souvent avec carence en fer (anémie ferriprive), consommation de viande rouge (riche en fer) rime avec forme physique, végétarisme avec carence, etc.

Or, tout cela est un peu rapide (et faux).

Le fer

Le fer est l’oligo-élément le plus présent dans le corps, à hauteur de 120 grammes par litre de sang chez la femme.

Il sert avant tout à la synthèse de l’hémoglobine, ces globules rouges qui transportent l’oxygène dans le sang.

Une carence en fer peut donc entraîner une anémie, c’est à dire une baisse de la production d’hémoglobine, et avec elle une grande fatigue, mais pas seulement. Une carence en vitamines B9, B6, B12 ou un problème rénal peuvent également être en cause.

Le manque de fer, lui, peut avoir plusieurs origines : pas suffisamment d’apports alimentaires bien sûr, mais aussi et surtout un problème d’assimilation au niveau intestinal.

Sur des intestins irrités et / ou encrassés, une arrivée massive de viande rouge ne va faire qu’empirer les choses !

D’autant que l’on trouve certes du fer dans les viandes et les produits de la mer, mais pas seulement : les céréales et légumineuses (lentilles, millet, soja), les légumes à feuilles vertes, les graines germées, les noix et les pistaches, les dattes, figues et abricots secs, les germes de blé ou le cacao en contiennent également.

Que faire lorsque l’on manque de fer ?

La clé se trouve ensuite dans l’état du système digestif : pour améliorer l’absorption du fer, comme celle des autres nutriments, il est incontournable d’assainir sa flore intestinale par des cures de jus verts, du jeûne, des pré- et probiotiques, sans compter une bonne réforme alimentaire !

Si la carence en fer est encore avérée par des analyses sanguines (contrôle de la ferritine) après avoir amélioré le contenu de son assiette, il est possible de se tourner vers des compléments alimentaires contenant du fer, souvent associé à de la vitamine C, qui facilite également son absorption.

 

Mais attention, il est déconseillé de prendre des compléments si les analyses sanguines ne montrent pas de carence.

Le fer est fortement pro-oxydant, c’est à dire qu’il accélère le vieillissement du corps.

À éviter aussi, la prise de fer en cas d’infection, d’inflammation (rhumatismes, colite, maladie de Crohn…) ou de cancer !

 

Texte : Marie Hoffsess

Photo : David Cohen