Quels moyens mettre en œuvre pour pallier la propagation de l’inflammation dans le temps, qu’elle soit aiguë ou chronique ?

Les « essentielles »

Quelques règles hygiéno-diététiques de bon sens désormais feront probablement la plus large différence. Inutile donc de refaire un point détaillé ici mais retenons que les essentielles se concentreront autour de ce qui bâtit la définition d’une bonne hygiène de vie. L’adoption d’un rythme veille-sommeil en phase avec les épisodes nocturnes et diurnes, ponctués par la prise des repas à heures régulières en définit la fondamentale conception.

Concernant ces derniers, ils ne porteront que plus d’intérêt dans la prévention et la lutte contre les processus inflammatoires, que par les couleurs que vous apporterez au sein de votre assiette. Si l’on devait s’en tenir ici à un résumé qui le soit bel et bien : faites de votre assiette un tableau haut en couleur !

Et lorsqu’enfin vous aurez veillé à l’observance d’un trio hygiéno-diététique convenable (nul n’est parfait si tant est que la perfection existe : restez à votre écoute et indulgent avec votre autodiscipline qui n’est qu’un apprentissage continuel !), un bon sommeil clôturant cette routine quotidienne, peut-être vous faudra-t-il néanmoins vous faire accompagner ou aider votre corps à lutter contre une inflammation déjà installée ou récalcitrante, et mettre en veille vos divers maux et douleurs corrélés pour tendre vers le mieux-être et l’homéostasie sur le long terme.

La naturopathie : médecine naturelle référente en Occident

La naturopathie et les médecines traditionnelles seront en second point un appui conséquent pour potentialiser les bénéfices reçus de la mise en œuvre des règles précédentes. D’ailleurs, chacune des véritables médecines traditionnelles, naturopathie en Occident ou médecine chinoise en Orient, s’appuie indubitablement et sans concession aucune sur la prise en charge de l’individu par l’individu lui-même avant tout et en conscience d’être l’acteur unique de sa santé.

Vous l’aurez remarqué cher lecteur, nous ne nous cachons pas chez Naturelles, d’appuyer plus essentiellement notre philosophie théoricienne sur les bases fondamentales et plus larges parfois de la naturopathie. Voyons donc ce que celle-ci aurait à nous apporter en puisant dans les ressources essentielles qu’elle met à notre disposition depuis des siècles et au fur et à mesure d’un aboutissement obtus à la médecine purement allopathique. Vous noterez que le terme allopathie n’est pas employé péjorativement ici, et que la naturopathie, entre homéopathie et allopathie, se garde bien d’avoir recours elle aussi à des remèdes y faisant référence. Visant à soulager le patient de prime abord, il n’empêche alors de contribuer, par une approche parallèle, à accompagner le corps et le terrain plus que le symptôme qui n’est que le reflet d’un déséquilibre vous l’aurez bien compris.

Entre phytothérapie et gestion du stress, le praticien de santé vous conseillera ce qui lui semble le plus approprié. S’il peut sembler alors présomptueux que faire un inventaire à consonance uniciste et répondant à chaque terrain douloureux et/ou inflammatoire, tentons tout de même de mettre en avant quelques remèdes en corrélation avec une réflexion ou une approche donnée. Suivez-moi dans les différents apports thérapeutiques liés à la naturopathie !

Phytothérapie, aromathérapie, gemmothérapie : le poumon médicinal millénaire !

La pharmacopée végétale est un véritable trésor pour vous soulager, appréhender et contribuer à soigner l’inflammation même.

Le cassis (Ribes nigrum) est LE bourgeon (en gemmothérapie, aidant à lutter contre l’inflammation d’une manière générale). Mais là encore, tout dépend de l’approche que vous souhaitez mener et en collaboration avec votre praticien de santé.

De prime abord, il sera presqu’inévitable au cours d’un processus de régénération envisagée, d’avoir recours à des plantes drainantes. Sur ces points, certains profils plus que d’autres accumulant les « acides » plus que les « colles » dans le jargon du naturopathe, seront sujets à recourir à diverses plantes diurétiques, uricosuriques et uricolytiques. On les préférera alors en extraits fluides (et totum, soit l’extraction totale des principes actifs), sous forme d’ampoules ou en infusion, favorisant la prise plus conséquente d’eau et permettant d’accompagner les déchets vers la sortie. Sur ce point, notons que le frêne (Fraxinus excelsior) est un pionner du genre. Ses propriétés à drainer les acides agissent, par la fraxine notamment, comme anti-inflammatoires des états goutteux à rhumatismaux. Associé à la bardane et au cassis, il produit des effets antioxydants qui seront couplés aux effets antiinflammatoires escomptés pour une approche synergiste.

Si l’état douloureux est manifeste et particulièrement vif, c’est de toute évidence vers les harpagosides des racines de la plante africaine référente des antalgiques qu’il faudra se tourner : l’harpagophytum (H. procumbens). C’est la concentration en harpagosides sur extraits secs qui fera la différence mais une gélule par jour à 200 mg pour 20 à 30% d’harpagosides peut vous faire bénéficier d’un profond soulagement sous deux à trois semaines en moyenne.  La boswellia (B. serrata) n’en sera que complice, avec quant à elle un tropisme sur le terrain asthmatiforme.

Et si l’inflammation est localisée, rien ne vaudra un massage de la zone tuméfiée avec une solution d’aromathérapie puisque nous la référencions en titre : l’huile essentielle de gaulthérie (G. procumbens ou fragRantissima selon son origine) qui n’est d’autre que du salicylate de méthyle à 99 %, sera prioritairement retenue.

On ne peut conclure sans parler du bouleau (Betula alba) ou encore du saule eux aussi largement pourvus en acide salicylique et ayant donné officiellement naissance à l’aspirine brevetée par Bayer en 1899. Hippocrate, ancêtre de Bayer, n’a pas eu l’idée de le breveter, mais conseillait déjà, 500 ans avant notre ère, un macérât d’écorces de saule blanc (Salix alba) comme remède à la douleur et à la fièvre !