Sédentarité, vêtements trop serrés ont augmenté notre température interne, créant un état inflammatoire, déclencheur de toutes les maladies dégénératives. Mais cet état n’est pas une fatalité, le bain dérivatif peut nous aider pour cela et bien plus…

Par Samira Benmahiddine / Naturopathe, coach minceur

Une méthode archaïque remise au goût du jour

Que ce soit de manière traditionnelle ou dans certaines religions, par les ablutions, le bain dérivatif a longtemps fait partie de la vie quotidienne de nos aïeux, nous nous souvenons d’ailleurs du fameux bidet que chacun avait dans sa maison.

Les animaux eux même le font naturellement en se lèchant les parties intimes. C’est au travers de Louis Khune et des bains de siège que l’on a redécouvert en Occident l’importance de refroidir la région pelvienne.

Puis un siècle plus tard, grâce à France Guillain que la méthode a été améliorée et popularisée. D’abord avec l’utilisation d’un gant de toilette et d’une bassine d’eau, puis avec des poches de gel.

Mais qu’est ce que le bain dérivatif ?

Le principe du bain dérivatif est simple, refroidir le périnée pour faire baisser la température interne. Celle-ci ayant augmenté de 0,06°C en un peu plus de soixante-dix ans1, passant d’une moyenne de 36,6°C à 37,2°C ! D’où l’intérêt de la pratique de cette méthode, qui se faisait à l’origine avec un gant de toilette et de l’eau.

Avec nos vies actuelles, il est plus adapté d’utiliser des poches de gel qu’il suffit de poser au fond du slip (préalablement enveloppées d’un tissu) et de changer dès qu’elles ne refroidissent plus. Bien plus simple, plus hygiénique (lavées régulièrement) et doux pour le corps.

Pourquoi utiliser cette méthode ?

La raison première, comme dit plus haut, est la baisse de la température interne rectale qui crée un état inflammatoire permanent. Mais ce n’est pas là, sa seule fonction.

Sa combinaison avec la consommation d’une alimentation traditionnelle humaine, permet, grâce aux bons acides gras, la fabrication de graisses brunes, graisses fluides à la couleur brune que l’on retrouve en particulier sous la peau et qui sont réparties dans tout le corps par le biais du fascia, qui ne peut faire son travail correctement qu’à la condition d’une température interne assez basse, d’où l’intérêt du bain dérivatif .

C’est ainsi que l’association des deux permet aux graisses brunes de remplir toutes leurs fonctions, qui ne sont pas des moindres :

  • chasser les graisses blanches et jaunes,
  • agir positivement sur la dépression,
  • activer le système immunitaire…

On dénombre 18 fonctions de ces graisses brunes, que certains considèrent même comme un organe à part entière2.

Et en pratique ?

L’utilisation des poches de gel est adaptée aux hommes et femmes de tout âge et de toute corpulence3.

Il en existe spécialement pour la méthode : les YOKOOL (voir aussi notre article dans ce numéro sur France Guillain), faites avec du coton bio et dépourvues de produits toxiques. On peut les mettre au fond du slip et les changer dès qu’elles ne refroidissent plus ou s’asseoir dessus pour les plus grandes, idéal pour les personnes sédentaires.

Il est conseillé d’en faire au moins 3 heures par jour et d’augmenter le nombre d’heures au fur et à mesure de l’avancée en âge, de bien réchauffer le reste du corps et surtout de faire en sorte que la fraîcheur soit agréable. La mise en place s’adaptant au rythme et au mode de vie de chacun, cela en fait un véritable allié santé au quotidien !

Source 
1 / France Guillain, La méthode, p.133 éditions du Rocher, 2015
2/ Le Dr Evan Rosen, spécialiste du métabolisme et des cellules adipeuses à Harvard
3 / France Guillain, La méthode, p.133 éditions du Rocher, 2015