Si la pratique de l’allaitement a beaucoup progressé depuis les années 1990, elle est devenue stable depuis une dizaine d’années et se situe aujourd’hui à un niveau inférieur à celui de nombreux pays voisins. En France, la part des nourrissons allaités à la naissance s’élève à 66%. Elle n’est plus que de 40% à 11 semaines, 30% à 4 mois et 18% à 6 mois1.

La situation est toutefois différente selon le département, avec plus d’enfants allaités en Ile-de-France, dans l’est de la France et surtout dans les départements et régions d’outre-mer où l’allaitement concerne 85% des enfants.

Bien que l’allaitement soit un choix personnel, l’Organisation Mondiale de la Santé promeut activement l’allaitement maternel, qu’elle considère être le moyen idéal pour apporter aux nourrissons tous les nutriments dont ils ont besoin pour grandir et se développer en bonne santé.

Du point sociétal, l’allaitement n’est pas une nécessité absolue. Toutefois, du point de vue de la santé, il présente un certain nombre d’avantages pour le nourrisson :

  • Le lait maternel apporte un ensemble de substances et de cellules qui, par leurs actions directes et indirectes, contribuent de manière efficace à la prévention des infections gastro-intestinales ORL et respiratoires chez le jeune enfant2.
  • La flore intestinale des enfants allaités contient moins de bactéries pathogènes, plus de lactobacilles et de bifidobactéries que celle des enfants nourris au biberon. Le lait maternel module efficacement l’écosystème microbien et contribue à l’abaissement du pH intestinal.
  • Sur le plan cognitif, l’allaitement est associé à une amélioration des fonctions neuropsychologiques des enfants de 4 ans, en particulier au niveau du fonctionnement exécutif (gestion du temps et de l’espace, planification et organisation)3.
  • De nombreuses études ont montré une diminution du risque d’allergies et d’asthme chez les enfants allaités4.
  • En l’absence d’allaitement maternel, il existerait une augmentation du risque d’obésité pendant l’enfance et l’adolescence. Dès 3 mois, les enfants nourris au biberon possèdent un Indice de Masse Corporel (IMC) plus élevé et des plis cutanés plus épais que les enfants nourris au sein. De 4 à 6 ans, la prévalence de l’obésité est multipliée par 3.
  • Le goût du lait maternel se trouve influencé par les habitudes alimentaires de la mère. Les enfants nourris au lait maternel sont donc souvent plus à même d’accepter de nouveaux goûts (fruits, légumes notamment).

Il existe également des bénéfices pour la mère :

  • Les suites de couches sont facilitées, les sécrétions hormonales provoquées par la mise au sein diminuent le risque d’infection post-partum et aident l’utérus à reprendre plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité.
  • La densité minérale osseuse des mamans ayant allaité plusieurs mois semble plus élevée que pour les autres mamans. Le risque d’ostéoporose serait donc fortement diminué.
  • L’allaitement est également lié à un risque plus faible de diabète. Cet effet protecteur semble se traduire par un profil métabolique plus favorable5.
  • L’allaitement réduit le risque de cancer du sein et de l’ovaire, proportionnellement à la durée de l’allaitement. L’allaitement pendant 8 à 10 mois est la pratique la plus efficace pour réduire le risque de cancer de l’ovaire6.
  • L’allaitement a un impact sur la perte de poids post-partum puisqu’il augmente les dépenses énergétiques. Pour trouver l’énergie nécessaire à la fabrication du lait maternel, le corps va naturellement puiser dans ses réserves lipidiques accumulées durant la grossesse.
  • La santé cardiovasculaire est impactée positivement par l’allaitement. Les femmes ayant allaité présentent de meilleurs marqueurs cardiovasculaires (cholestérol, triglycérides)7.

femme sur une nappe de pique nique qui allaite son bébé

Le lait maternel contient tous les nutriments nécessaires à la croissance du bébé : des hormones, des facteurs de croissance, des cytokines (agents essentiels du système immunitaire), des cellules immunocompétentes, des minéraux… Sa composition varie en fonction de l’âge, de la situation physiologique de l’enfant et du moment de la tétée. Malgré l’amélioration de la qualité des laits infantiles, la composition nutritionnelle et l’apport de substances biologiques du lait maternel ne peuvent être reproduits à l’identique.

Bien que la densité calorique du lait soit relativement stable, des variations de l’alimentation maternelle peuvent influer sur la composition du lait maternel (vitamines, minéraux, acides gras…). L’hygiène alimentaire pour une femme qui allaite mérite d’être variée, riche en nutriments et dépourvue de substances pouvant nuire à la santé du nourrisson (caféine, alcool…).

Il est recommandé de faire la part belle aux fruits et aux légumes, ainsi qu’aux céréales complètes et aux protéines maigres (viandes blanches, œufs, légumineuses…). De plus, il est crucial de réduire l’exposition aux résidus chimiques présents dans l’alimentation : pesticides, additifs, conservateurs… Ces produits pénètrent dans l’organisme et peuvent être transmis à l’enfant par le biais du lait maternel. Privilégiez donc les aliments issus de l’agriculture biologique, le fait-maison et les produits de saison !

La majorité des apports caloriques du lait maternel provient des lipides. Il est donc très important d’apporter des graisses de qualité et de limiter la consommation de graisses saturées ou de type « trans » : fritures, pâtisseries industrielles, certaines margarines, biscuits apéritifs… En règle générale, il faut privilégier les huiles de 1ère pression à froid, issues de l’agriculture biologique et riches en oméga-3 (huile de cameline, l’huile de chia…). Les oléagineux sont également de bonnes sources de lipides.

De plus, un apport en EPA et en DHA permet de soutenir la santé de la peau et de réduire l’inflammation, très utile en cas de mastite, de fissures et de crevasses dues à l’allaitement. Il peut être judicieux d’apporter un complément d’oméga-3 (EPA et DHA) pour que les besoins en acides gras essentiels de la mère et de l’enfant soient couverts.

Suite à l’accouchement, les tissus peuvent être distendus ou abîmés, nécessitant un temps de restauration et de cicatrisation. Les nucléotides permettent d’accélérer la division cellulaire en soutenant la synthèse de l’ARN et de l’ADN. Un apport de nucléotides est idéal pour stimuler les mécanismes de renouvellement et de réparation cellulaire. Par conséquent, la récupération globale est améliorée, le système immunitaire est renforcé et le rétablissement intestinal est accéléré. Le lait maternel est naturellement riche en nucléotides, un apport externe peut donc permettre d’assurer les besoins du nourrisson mais aussi de la mère.

femme avec son enfant dans ses bras

Attention à la carence en vitamine D !

Cette vitamine participe à la préservation du capital osseux, module l’activité immunitaire et réduit les risques de développer des maladies auto-immunes. Une carence en vitamine D chez le nourrisson est à l’origine de nombreux troubles pouvant aller jusqu’au rachitisme. Un apport de vitamine D pour les femmes allaitantes permettra de pallier un éventuel déficit décelé par une analyse biologique, mais si la carence est trop importante, le lait fourni ne constituera pas forcément un apport suffisant pour l’enfant. Dans ce cas, il est donc conseillé de complémenter la mère ainsi que son nouveau-né.

Il peut aussi être proposé à la maman d’augmenter la dose de sa complémentation afin d’assurer une transmission de vitamine D suffisante à travers le lait maternel. Lorsqu’on allaite, il est nécessaire de s’assurer de la qualité du produit de santé naturelle que l’on choisit. Pour ce faire, vérifiez que le complément ne contienne pas d’additifs, de nanoparticules ou tout autre composant controversé. Préférez un laboratoire français, ayant une démarche éthique et utilisant des ingrédients d’origine naturelle dont les principes actifs sont extraits, dosés et préservés correctement.

Savoir si on va allaiter ou non est toujours une question délicate. Il s’agit d’une décision intime, dont le choix revient aux mères. Toutefois, une chose est sûre : il ne faut pas le faire à contrecœur ou pour se déculpabiliser. La confiance de chaque mère dans sa capacité à nourrir son enfant est essentielle pour assurer un allaitement satisfaisant. Certes l’allaitement permet de tisser un lien fort avec le nouveau-né, mais il vaut mieux être une maman épanouie qui donne le biberon, qu’une maman stressée qui se force à allaiter !

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Références :
1. Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES). Numéro 0958. 2016.
2. Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Allaitement maternel – Recommandations. Mai 2002.
3. Julvez J1 & Al. A cohort study on full breastfeeding and child neuropsychological development: the role of maternal social, psychological, and nutritional factors. Dev Med Child Neurol. 2014 Feb;56(2):148-56
4. Dogaru CM, Nyffenegger D, Pescatore AM, et al. Breastfeeding and Childhood Asthma: Systematic Review and Meta-Analysis. American Journal of Epidemiology. April 11 2014
5. Jäger S1, Jacobs S & al. Breast-feeding and maternal risk of type 2 diabetes: a prospective study and meta-analysis. Diabetologia. 2014 Jul;57(7):1355-65. Epub 2014 May 1.
6. Feng LP, Chen HL, Shen MY. Breastfeeding and the risk of ovarian cancer: a meta-analysis. J Midwifery Womens Health. 2014 Jul-Aug;59(4):428-37.
7. American College of Cardiology, 28 février 2018.