L’endométriose est une maladie gynécologique peu connue du grand public et pourtant de plus en plus fréquente puisqu’elle touche aujourd’hui une femme sur dix. Une maladie fortement douloureuse et handicapante qui se révèle également être une des première cause d’infertilité.

Par Christelle Martin – Naturopathe

L’Endométriose, c’est quoi ?

Cette maladie se caractérise par la présence de tissu utérin en dehors de la cavité utérine, formant des lésions composées de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques que celles de l’endomètre et se comportent comme elles sous l’influence des hormones ovariennes. Ces lésions vont donc proliférer, saigner et laisser des adhérences à chaque cycle menstruel.

En dehors de la période des règles, les patientes peuvent également souffrir lors des rapports sexuels ou encore au moment de la défécation ou de la miction.

Rappelons que dans le cas de l’endométriose, la sévérité des symptômes n’est pas toujours corrélée à l’étendue des lésions induites par la maladie. On en sait aujourd’hui bien peu sur les origines exactes de cette maladie. La prise en charge s’avère indispensable et primordiale.

Elle consiste en des actes de chirurgie de « nettoyage » et des traitements hormonaux mettant les ovaires au repos. Des traitements bien souvent très lourds, aussi bien physiquement que psychologiquement, et qui malheureusement ne peuvent promettre assurément une guérison totale, mais limiteront les douleurs et la propagation des atteintes sur les organes vitaux.

La naturopathie pour accompagner les symptômes liés à l’endométriose

Force est de constater qu’aucun accompagnement spécifique complémentaire n’a à ce jour été mis en place pour les femmes atteintes d’endométriose. Pourtant il est tout à fait possible d’améliorer considérablement sa qualité de vie grâce à quelques mesures d’hygiène de vie spécifiques, et en agissant de façon totalement globale et autonome, en parallèle de votre suivi médical.

La solution endonutrition

L’inflammation est un facteur aggravant de l’endométriose qui met le système immunitaire à rude épreuve. Les recherches ont d’ailleurs démontré que les femmes atteintes d’endométriose souffrent plus souvent que les autres de différentes maladies auto-immunes et d’allergies. Raison de plus pour que l’alimentation moderne, qui encourage la dénutrition et l’inflammation plutôt que la santé, soit au centre de nos préoccupations. Optez pour une alimentation hypo-toxique et antiinflammatoire.

A bannir : les produits transformés, les plats préparés, ils contiennent des additifs nocifs. Limitez la viande rouge, le lait de vache ainsi que le sucre blanc et les graisses saturées qui sont des sources pro-inflammatoires et qui auront donc une incidence directe sur l’intensité de vos douleurs.

Privilégiez les aliments riches en Omega 3 tels que les huiles végétales de noix ou de colza, les petits poissons gras et les oléagineux. Cuisinez simple et travaillez vos aliments bruts. Consommez bio de préférence et respectez le rythme de saison en ce qui concerne le choix de vos fruits et légumes.

Bouger et encore bouger !

Une activité physique régulière est bonne pour la santé de tous. En effet, elle améliore non seulement la condition physique mais influence aussi positivement le psychisme notamment par la libération d’endorphine qu’elle procure. Pour les femmes atteintes d’endométriose, il sera primordial de «déverrouiller» régulièrement son corps afin d’activer ainsi les échanges cellulaires et circulatoires.

Le sport n’améliorera pas seulement le bien-être, il a un effet favorable sur l’ensemble du corps et donc sur la santé en général. Hors périodes de crises, opter pour une activité physique adaptée, peu intense mais régulière. Marche, pilates, yoga et ses postures antalgiques qui sont d’un grand secours notamment dans la gestion des douleurs.

Souffler et encore souffler

C’est un fait avéré, le stress sous toutes ses formes augmente l’inflammation et donc la douleur. Les femmes atteintes d’endométriose sont très souvent en proie à la fatigue chronique et ont besoin de plus de repos, cette pathologie étant épuisante aussi bien physiquement que moralement, il faudra donc en tenir compte.

Relaxation, méditation, sophrologie, yoga ou encore massages (pour ne citer qu’eux !), les outils sont nombreux pour vous détendre et recharger vos réserves, vous trouverez forcement le vôtre. La clé de la réussite pour que cela fonctionne : se l’imposer ! En effet, votre séance «anti-stress» doit faire partie de votre planning quotidien.

Surveiller son environnement

Afin d’éviter un excès d’œstrogènes, il conviendra également de limiter au maximum le contact aux xénoestrogènes parfois présent dans l’environnement qui stimulent vos récepteurs œstrogéniques. En effet, nous sommes entourés de substances chimiques œstrogéniques, les plastiques en particulier, ainsi que les perturbateurs endocriniens présents dans certains produits d’hygiène et cosmétiques (privilégiez les labels Ecocert).

L’accompagnement naturel de l’endométriose s’avère fort efficace en complément de la prise en charge médicale et améliore déjà la qualité de vie de nombreuses femmes.

Le Programme d’accompagnement en ligne « EndoCoaching » que j’ai créé afin de répondre à ce besoin permet à chaque femme de trouver les outils nécessaires pour mieux vivre son endométriose, tout en étant accompagnée par un praticien naturopathe certifié. Ce programme est notamment soutenu par l’association française EndoMind.

Les plantes à la rescousse

De nombreuses plantes vont être d’un grand soutien en cas d’endométriose.

Elles devront être choisies avec soin afin de couvrir les axes thérapeutiques importants de cette pathologie à savoir :

  • L’excès d’œstrogènes
  • Le stress oxydatif
  • L’inflammation
  • Les crampes ainsi que la congestion
  • L’hémorragie

Il n’y aura aucun «protocole universel» en la matière, dans la mesure ou chaque endométriose se traduira parfois de manière très différente, de plus les dosages seront à adapter en fonction de votre poids, de vos antécédents et de vos traitements allopathiques actuels.

En effet, une femme sous traitement hormonal progestatif ne pourra avoir la même prise en charge naturopathique et le même protocole qu’une femme qui ne l’est pas.

La consultation auprès d’un naturopathe maîtrisant correctement l’accompagnement de cette pathologie s’avère nécessaire afin d’obtenir un protocole personnalisé, efficace et sécurisé.