Super-aliment aux multiples couleurs et aux subtiles saveurs, le pollen nous fascine de bien des façons !

Il nous enchante par sa fabrication minutieuse, car les abeilles depuis des millions d’années répètent ce ballet extraordinaire : leur jabot (poche dans le renflement de l’oesophage), emplit du nectar de la ruche, leur permet de mouiller leurs pattes postérieures pour capturer le pollen de la fleur. Elles gardent ensuite leur position de vol pour continuer à humidifier les pelotes de pollen afin de les rendre plus compactes, s’imprégnant des ferments (de 1 à 10 millions par gramme) et levures du nectar pour empêcher tout germe pathogène de se développer.*

Il nous fascine aussi par ses bienfaits. Super-aliment d’exception, grâce à sa richesse en substances nutritives : il contient des ferments qui ont un rôle protecteur sur notre flore intestinale, tous les acides aminés essentiels et de nombreux nutriments en plus ou moins grande quantité selon la variété de pollen ; des vitamines du groupe B (dont la B9, très intéressante pour les femmes enceintes), de la vitamine C (stimulant de l’immunité), E, du carotène (action sur l’inflammation), du sélénium, zinc ( qui a un rôle sur le contrôle de la croissance, de la fertilité, des défenses immunitaires…), du cuivre, de potassium… mais aussi de lutéine et zéaxanthine (protecteurs du vieillissement de la rétine) de la rutine (qui agit favorablement sur la souplesse des capillaires) et bien d’autres encore…

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« Si vous ne connaissez pas encore le pollen, commencez par le ciste, plus communément utilisé car c’est celui qui agit le plus efficacement sur notre intestin. »

Séché ou frais ?

Pour pouvoir conserver le pollen, il existe deux méthodes : le séchage est intéressant mais a l’inconvénient de faire perdre les enzymes, lactoferments et certains nutriments. Ne sont conservés que ceux résistant à la chaleur. La congélation (associée à la mise sous azote) elle, garde le pollen frais avec en plus, la possibilité de rompre le froid (peut être congelé puis décongelé, sans être altéré). Ce procédé conserve bien mieux les nutriments et nos fameux ferments qui jouent un rôle essentiel sur la sphère intestinale.

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Le printemps, période idéale pour commencer une cure !

De châtaignier, de bruyère, de ciste, de saule ou de pavot, ils ont chacun leurs vertus propres, même si elle se rejoignent souvent. Si vous ne les connaissez pas, commencez par le ciste, plus communément utilisé car c’est celui qui agit le plus efficacement sur notre intestin. Il existe aussi des livres et articles sur le sujet qui pourront vous orienter.

Avec une hygiène de vie plus saine !

Vous pouvez démarrer par une cure de 3 semaines, voire plusieurs si vous en ressentez le besoin, à chaque changement de saison par exemple. Il se consomme de préférence le matin, à raison d’1 cuillère à soupe en mélange avec des fruits, ou avec le fameux Miam O’ Fruits de France Guillain pour un effet optimal !

La prise de pollen s’inscrit dans une alimentation saine, les résultats seront bien moindres si une hygiène de vie globale n’est pas mise en place.
SAMIRA BENMAHIDDINE – Naturopathe, coach minceur

* Patrice Percie du Sert, Ces pollens qui nous soignent, Guy Trédianiel Editeur
** Patrice Percie du Sert, Ces pollens qui nous soignent, p. 157 à 168, Guy Trédianiel Editeur

http://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/se-soigner/l-apitherapie/les-vertus-du-pollen.html
http://www.cancer-et-metabolisme.fr/lair-des-ruches-pour-votre-sante/